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 [zeukat] story

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zeukat
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Nom: zeukat
Classe: Ecaflip
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170/200  (170/200)

MessageSujet: [zeukat] story   Mer 25 Oct 2006 - 18:31

Ou l'histoire brivèvement contée de zeukat jusqu'à son entrée dans la guilde

A l’orée du champ Zeukat contemplait rêveuse un horizon empourpré par le crépuscule. La journée avait été très chaude et éprouvante mais la récolte était à la hauteur de ses efforts et elle pouvait, satisfaite, goûter un repos mérité. Elle se laissait maintenant aller, l’esprit vagabond, emmené par le pollen du chanvre du champ voisin porté par la brise vespérale.

De furtives impressions, de brefs souvenirs venaient l’assaillir. Son père Chamipataro (un facteur de dés à jouer très renommé en son temps) agitant sous son museau un épi de blé fraîchement coupé. Elle n’avait jamais pu résister à ce jeu. Un coup de patte un coup de crocs…il ne restait bientôt plus grand chose de l’épi qui, tout déchiqueté, répandait une délicieuse odeur d’herbe sèche. Est-ce ce souvenir qui la fit devenir paysanne ? Juste pour le plaisir nostalgique de cette odeur merveilleuse ? Un autre souvenir…sa mère Rotentacha de retour de la chasse au scarafeuille préparant avec la chair ces succulents beignets dont elle avait le secret. Ils étaient morts si jeunes. Elle avait si peu de souvenirs. C’est sa grand tante, Grizminett (de son vrai nom chatirapat mais que son pelage gris lui avait valu comme surnom), qui l’avait alors élevée. Elle lui disait souvent : « Zeu’ souviens-toi toujours que tes parents sont morts en vrais ecaflips ! à cause d’un pari stupide ! ». Peut être était-ce là l’origine de la facilité qu’avaient l’imprudence et l’inconscience du danger à s’exprimer chez elle. Mais jamais Zeukat n’osa lui demander les détails de ce pari. Elle ne le pourrait plus à présent. La vielle Grizminett était morte à son tour quelques mois auparavant aveugle et presque sourde, en proie à des épisodes amnésiques de plus en plus fréquents.

Elle était seule à présent. Oui, seule. Car depuis aussi longtemps que remontaient ses souvenirs elle souffrait d’un mal terrible. Un mal qui lui faisait fuir toute compagnie : elle souffrait d’empathie.
Sensible à toute émotion forte éprouvée dans son entourage, elle se prenait de plein fouet la douleur, la peine, la colère des autres. Parfois même elle se demandait si elle ne ressentais pas la douleur que l’autre aurait dû ressentir mais que, blindé il se refusait à éprouver. Voilà pourquoi elle s’était toujours débrouillée pour être à l’écart des autres et de leurs souffrances. Voilà pourquoi elle n’avait jamais pu supporter de voir les autres se disputer, se battre…se faire la guerre…

Apres la récente mort de Grizminett, Zeukat dû donc affronter et découvrir le monde. Ce qu’elle fit avec plus ou moins de difficultés fuyant toujours la compagnie. Timide, presque naïve, ce fut pour elle un effort de tous les instants. Puis quelques jours auparavant, elle entendit parler de cette guilde, « la main sage ». Elle y vit l’espoir d’un monde dans lequel elle pourrait mieux vivre, un monde sans la douleur des conflits et des batailles. Elle réalisa alors qu’elle avait déjà plusieurs fois croisé par hasard l’un de ses membres, un ecaflip comme elle, dans les champs où elle travaillait.
Non, ça n’était pas un hasard. C’était un signe ! Et elle ne pouvait pas le laisser passer. Le destin lui offrait l’occasion d’œuvrer pour la fin de la douleur, de sa douleur, de celle des autres. La prochaine fois qu’elle le verra, il lui faudra vaincre sa timidité et sa peur de la douleur. Il faudra qu’elle lui parle…


Ou pourquoi zeukat partit un matin de fraouctor pour ne revenir qu'un mois plus tard...

Elle avait enfin osé ouvrir le coffret. Depuis la mort de sa grand-tante Grizminett, Zeukat n’avait encore jamais trouvé le courage d’ouvrir le petit coffret de bois où étaient rassemblés les maigres biens de la défunte. Mais aujourd’hui elle le tenait ouvert entre ses pattes tremblantes d’émotion.

Il y avait surtout des bouts de parchemins en vrac. Sur la fin la vieille Grizminett perdait un peu la tête et avait entrepris de noter ce qu’elle craignait d’oublier. Comment retrouver le chemin de chez elle, son propre nom et qui elle était, celui de sa petite nièce, même…la larme à l’œil Zeukat étalait par terre les débris de parchemins porteurs de bribes de son enfance, fragments de sa vie d’avant. C’est alors que l’un d’entre eux attira son attention. D’abord incrédule, elle le prit pour le regarder attentivement. Voilà qui apporterait peut être une réponse à la question qui la hantait depuis si longtemps. Elle et sa grand-tante n’avaient jamais clairement évoqué les circonstances de la mort prématurée de ses parents. Ce qu’elle avait entre les pattes était peut être un indice majeur ! Mais si elle le suivait il lui faudrait entreprendre un long et pénible voyage.

Après quelques jours de réflexion sa décision fut prise. Elle ne pouvait pas laisser passer ça. Il lui fallait suivre la piste avant son évaporation totale s’il n’était pas déjà trop tard. Elle préparerait donc son périple pendant quelques jours avant de partir à l’aventure.
Quelle douleur l’assaillit alors ! Car maintenant elle réalisait à quel point elle s’était attachée à ceux de la main sage et à son aimé. Elle laisserait donc derrière elle ceux qu’elle considérait désormais comme sa famille, elle laisserait celui à qui elle avait ouvert son cœur ? Mais il fallait qu’elle parte. Elle résolut donc de partir malgré tout mais convint avec elle-même de revenir au bout d’un mois si ses investigations s’averraient vaines.

Comme ils allaient lui manquer. Comme IL allait lui manquer…



...Et le récit de son voyage

"Sur plusieurs des notes de Grizminett il était question du village de Robrûlapatacha. J’ai d’abord cru qu’il s’agissait du nom du village mais je finis pas comprendre que ce nom était celui de quelqu’un y résidant. D’autres notes faisaient mention de ce personnage en termes peu flatteurs. Mais surtout, il était question de la visite que lui auraient rendue mes parents et du fait qu’ils seraient morts là bas.
Je résolus donc de me rendre sur place pour enfin connaître le fin mot de l’histoire. Je savais seulement du village qu’il se situait dans des montagnes du nord de Bonta. Je prenais donc le zaap pour Bonta depuis laquelle j’entrepris mon voyage. Au bout de quelques jours de marche je vis effectivement un relief montagneux se dessiner à l’horizon. Quelques jours encore et j’atteignais le pied des montagnes. C’était une vaste chaîne et je désespérais de trouver le bon chemin. J’adressais une fervente prière à Ecaflip lui consacrant quelques fées d’artifice et laissait le hasard me guider.

J’étais partie depuis presque deux semaines et n’avais toujours rien trouvé mis à part quelques ruines éparses. Mes vivres calculés au plus juste commençaient à diminuer sérieusement et je craignais de devoir renoncer à ma quête.
C’est alors que je me réveillais brutalement un matin, la froide lame d’une hallebarde sous la gorge, cernée par une dizaine de miliciens Bontariens. Finalement convaincus que je n’étais pas une espionne Brâkmarienne, ils m’expliquèrent faire parfois des entraînements de survie dans ces montagnes. Leur racontant le but de ma présence ils m’indiquèrent le chemin pour un village qui serait peut être celui que je cherchais et me donnèrent même quelques vivres supplémentaires. Suivant le sentier qu’ils m’avaient indiqué j’atteignis enfin mon but deux jours plus tard.

Je découvris un lieu en piteux état. Manifestement très prospère dans des temps reculés, il ne restait plus que quelques cabanes délabrées jouxtant un vaste cimetière dominé par les ruines d’une sorte de temple surmonté d’un dé de pierre dont je remarquais que chaque face était marquée de six points.
Les quelques personnes vivant encore là étaient pour la plupart relativement âgées et toutes ecaflip. Elles me regardèrent arriver avec des regards surpris, curieux, presque suspicieux. Mais personne ne voulu répondre à mes questions. Tous me renvoyaient vers l’ancienne du village que je trouvais recluse dans l’habitation la moins délabrée du village. Elle m’en appris le nom : Totra. Mais il ne me fut pas aisé d’en apprendre beaucoup plus car elle ne cessait d’alterner entre des périodes de lucidité et de démence sénile. A force de patience je finis par apprendre que le sieur Robrûlapatacha était mort depuis fort longtemps. Elle m’apprit aussi sans pouvoir me fournir de détails que mes parents étaient effectivement enterrés dans le cimetière du village.

Renonçant à tenter de tirer plus de sa mémoire défaillante j’entrepris d'explorer le cimetière à la recherche de la sépulture de mes parents. Je cru la découvrir immédiatement. Mais les tombes paraissaient trop anciennes. Ça ne collait pas. C’est alors que je découvris avec stupéfaction des dizaines et des dizaines de tombes portant leurs noms : Chamipataro et Rotentacha, ainsi que des dizaines et des dizaines de Robrûlapatacha. En tout six ou sept noms revenaient sans cesse sur des tombes de toutes époques et je désespérais de trouver. Mais je finis par en découvrir une plus récente avec les deux noms accolés et je sus alors avoir bel et bien trouvé la tombe de mes parents. Je passais quelques jours à m’y recueillir et tenter vainement d’en apprendre plus. Mais le mois que je m’étais donné pour mes recherches touchait à sa fin et il me tardait de rentrer. Avec un mélange de regrets et de soulagement je débouchais le flacon d’une potion de rappel et en bu le contenu…"


Ou les coscequences dudit voyage sur les évenements présents

« Peu après notre contact officiel avec Sire Drayuf de la Compagnie, celui-ci me demanda si je connaissais une eca du nom de Rotentacha (donc, le nom de ma mère). Imaginez ma surprise ! Il me raconta donc comment il avait rencontré par hasard un vieil eca élégamment vêtu prétendument à la recherche de sa nièce. Ses seuls indices pour la retrouver étant les noms de ses parents et le fait que l’eca recherchée soit une femelle. Le nom du vieillard était…Robrûlapatacha !
Quand à savoir s’il s’agissait de celui que j’étais allée chercher à Totra cela me parut évident. Bien que sur place, l’ancienne l’ait prétendu mort, je pense que sa sénilité a pu lui faire confondre plusieurs personnes vu que beaucoup semblaient avoir porté ce nom là-bas.
Sire Drayuf croisa le personnage à deux autres reprises au cours desquelles il put en apprendre un peu plus, sans pour autant lui dévoiler mon identité (plusieurs indices laissent à penser qu’il est peut être plus sage de se défier de l’individu pour le moment. Les notes de ma grand-tante et le fait que Drayuf ait décelé chez lui une certaine nervosité lors de leur dernier entretient incitent à la prudence). Je vais tâcher de résumer ce qu’il m’a appris suite à leurs rencontres. Si Sire Drayuf consulte cette note et qu’il y constate un oubli ou une inexactitude, qu’il n’hésite pas à intervenir.

D’après ses propres dires, Robrûlapatacha revint à Totra d’où il s’était absenté quelques jours après que je l’eu moi-même quittée. Apprenant ma visite avec d’autant plus de surprise qu’il me croyait morte, il entreprit de partir à son tour à ma recherche. Il relate que mes parents, originaires de Totra, la quittèrent alors que ma mère était enceinte de moi (j’ajoute que ma grand-tante partit sans doute avec eux car j’ai le souvenir de l’avoir toujours connue). Il dit ignorer les raisons de leur départ et encore plus le pourquoi de leur absence prolongée. Il fait aussi mention du fait que des devins ou des oracles avaient prédit que je naîtrai femelle, précisant l’importance des naissances au sein du clan (il revient souvent sur cette notion de clan). A propos du retour de mes parents à Totra et de leur mort, d’après lui ils auraient croisé la route d’un minotoror et n’y auraient pas survécu alors qu’ils étaient à proximité du village. Ne trouvant pas mon corps avec les leurs, les habitants en déduisirent sans doute que je n’avais pas non plu survécu (alors que j’avais été laissée à la garde de ma grand-tante). Robrûlapatacha insiste beaucoup sur un héritage qu’il doit me transmettre. Un héritage manifestement familial ou culturel. Il veut me voir revenir au sein du clan.

En discutant de tout cela avec sire Drayuf, celui-ci souleva une question intéressante : pourquoi mes parents partirent pour un si long voyage alors que ma mère était enceinte ? Cela ne relève franchement pas de la plus élémentaire prudence (même pour des ecas). Cela ressemble plutôt à une fuite. Il émet donc l’hypothèse qu’ils auraient effectivement fui pour me soustraire à je ne sais quel destin. Et si cette supposition me mets mal à l’aise, je lui reconnais une certaine logique. Mais cela soulève d’autres questions…pourquoi par exemple, sont-ils revenus à Totra alors que je n’étais âgée que de quatre ou cinq ans ?

Prudence ou pas, méfiance ou pas, ce vieil eca détient les clefs de mes origines et la réponse au pourquoi de la mort de mes parents. Et je veux savoir. J’envisage de le rencontrer moi-même. Je ne sais pas encore dans quelles circonstances. Je prie Ecaflip pour que ce soient des circonstances favorables. »

*Baillant un grand coup, Zeukat repose sa plume de tofu pleine d’encre et va ranger son parchemin parmi les autres documents de la guilde. « Il n’est pourtant pas tard » songe-t-elle. « Toujours ces rêves idiots qui m’empêchent de bien dormir et qui m’épuisent ». Sortant quelques graines de chanvre de son sac, elle entreprend de les mâcher dans l’espoir d’apaiser son sommeil puis part en quête d’un bosquet où se rouler en boule pour dormir*

_________________


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